Les deux vices m’enlacent
Ils sont venus me hanter
Ils sont venus me tenter
Les deux vices m’embrassent
Ils m’aiment intensamment
et je ne peux me ressaisir.
Comment puis-je décrire?
Je les hais profondément.
Je me meurs dans leurs bras
pour me souvenir finalement
de son mariage, récent,
et de notre infidélité ma conscience fait fracas
Mon homme et ses lèvres chaleureuses
la fumée qu’il expire,
à la faute elle m’inspire.
Culpabilité d’une histoire amoureuse.
Mais mon homme n’est pas celui-là!
Il n’est pas ce mari infidèle
Il n’est pas cette passion immortelle,
mais celui qui demeure chez moi
A attendre en vain
Le retour d’une femme
qui a vendu son âme
pour un paquet de cigarettes et du vin.
Cependant c’est de l’autre
que je suis dépendante
De l’affaire décevante
qu’est devenue la nôtre
Une chambre et je fuis.
C’est tout ce dont je n’ai besoin
pour oublier, resté au loin,
celui dont je rêve la nuit.